14 février 2008

UN TRAIN PAS COMME LES AUTRES

D’après TF1, informations de 13 heures.

C’est arrivé aujourd’hui, ce 23 février 2008, en France.

Des voyageurs, sont installés tranquillement dans leurs sièges dûment payés à la SNCF. Tout à coup, une meute de policiers envahit le wagon et, sans ménagement, expulsent hommes, femmes, enceintes ou non, et enfants de leurs sièges. Ils leur intiment l’ordre d’aller se chercher une place ailleurs à moins qu’ils ne veuillent être débarqués du train manu militari !

Que se passe-t-il ? Un virus détecté dans cette partie du TGV ? Une émeute ? Est-on revenu aux siècles précédant 1789 ? S’agit-il d’une nouvelle et inattendue invasion des troupes nazis ? On pourrait le croire au vu de la méthode employée !

Eh bien non. Cet évènement incroyable à notre époque et dans notre Pays, a priori bien ancré dans une certaine démocratie, n’a été déclenché que pour complaire à une princesse orientale. Celle-ci avait fait louer pour une certaine date, qui n’était pas celle d’aujourd’hui, la totalité d’un wagon pour loger sa noble personne et sa suite afin de se rendre aux sports d’hiver. Rien d’anormal. Si ce n’est que cette richissime héritière, au vu d’une météo favorable à ses évolutions alpestres, décida soudain que c’était ce jour qu’il lui convenait de partir et pas un autre ! Sans en prévenir la SNCF.

Et c’est pour lui complaire que des autorités françaises (lesquelles ?) ont déclenché cette chasse aux voyageurs lambdas !

En France ! Pays de la Liberté, de l’Égalité et de la Fraternité ! Enfin théoriquement. Faire virer comme des malpropres de paisibles voyageurs pour satisfaire un caprice d’une princesse des mille et un millions, voire plus, voilà qui ne manque pas de nous surprendre.

Que sont devenus nos édiles pour bafouer à tel point le droit des citoyens français ?

Sans doute ont-ils agit ainsi pour ne pas indisposer des clients potentiels arabes qui ont signé, ou s’apprêtent à signer, de gros contrats de fournitures diverses.

Certes, vendre nos matériels aux étrangers est une nécessité quasiment vitale.

Mais alors, jusqu’à quel niveau devrons-nous nous avilir pour obtenir ces contrats ? Devrons-nous lécher les kroumirs, voire plus si nécessaire, pour faire plaisir à nos industriels ?

La Constitution française, et plus grave encore, l’âme des français sont-elles incluses dans les marchés ?

Si cela ne gêne ni les industriels ni les politiques de notre Pays, les citoyens peuvent y trouver peut-être à redire !

Mais je doute que les émirs aient eu de telles exigences et que le comportement de nos brillants dirigeants ne procède que d’un excès de zèle qui ne peut que nous exaspérer… et faire sourire d’amusement et surtout de dédain nos acheteurs orientaux.

Posté par gzormix à 02:33 - - Commentaires [3] - Permalien [#]


Commentaires sur UN TRAIN PAS COMME LES AUTRES

    Quand avons nous des droits ?
    Quand on nous en donne le droit ?
    Amusant, amusant.
    Notre gouvernement a t'il donc le devoir
    de nous donner ce droit ?

    Posté par Maeglyr, 04 mars 2008 à 21:45 | | Répondre
  • Les droits vont de travers

    Cher commentateur inconnu,sachez que tous les citoyens français sont tous égaux en droits. Mais il y en a qui sont en droit d'être plus égaux que d'autres. Les droits sont écrits dans la Constitution et dans divers volumes de plusieurs milliers de pages (droit civil, droit pénal, droits du travail etc. En fait, on a le droit de tout faire, à condition de ne pas se faire prendre. Mais il est plus dangereux pénalement de mettre la main dans le sac d'une dame que de ramasser à la pelle l'argent des con-tribuables ou des con-sommateurs, soit 80% de la population.
    Salut l'Hérisson !
    Gzormix

    Posté par Gzormix, 06 mars 2008 à 04:21 | | Répondre
  • Je suis découvert.
    Dame Net...

    Posté par Hérisson, 06 mars 2008 à 21:49 | | Répondre
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