13 février 2008
LA FRANCE OUI, L'HEXAGONE NON !
Ce site, élaboré dans
la douleur du néophyte, a la prétention prétentieuse d'aider la France à
conserver son esprit gaulois en l'empêchant de s'engluer dans le magma de la
pensée bien pensante du dirigisme parisien.
Rien que ça !
Défendons notre
liberté de citoyen de base à exercer notre intelligence, laquelle, si elle est
méprisée par nos dirigeants, n'en est pas moins réelle depuis des siècles et
mérite de s'exprimer.
Cabochards de français, êtes-vous avec moi ?
ATTENTION !
Les articles sont affichés dans l'ordre chronologique.
Les plus récents sont donc à la fin du blog. Dans la catégorie "DERNIER MESSAGE" , cliquer sur le premier message de la colonne ci-contre pour y accéder directement.
VIVE L’HEXAGONE !
Un jour, il y a quelques années pour être plus précis, un
événement exceptionnel a bouleversé notre pays, plus que la Révolution de 1789
n’avait osé le faire. Pourtant, curieusement, malgré les conséquences qu’il a
eues, et a encore, sur la géopolitique de l’Europe et les mœurs de cette
Nation, cet événement n’a fait; à ma connaissance, l’objet d’aucune étude
approfondie de la part, ne serait-ce que d'un seul, de nos brillants intellectuels.
Aussi, il m’a semblé de mon devoir de citoyen de combler
cette pitoyable lacune, en me penchant sur la genèse de cette affaire et les
répercussions qui en ont résulté.
Ce jour là donc, un Sous-maître de recherche au CNRPS
(Centre National de Recherches Pseudo-Scientifiques), chargé depuis trente ans d’expliquer
pourquoi les droites n’étaient pas courbes et inversement, avec preuves à
l’appui, se voyait sommé par son Grand-maître de trouver quelque chose,
n’importe quoi, mais quelque chose qui pourrait justifier qu’on lui accorde
jusqu’à sa retraite les crédits à lui alloués jusqu’alors.
Les chercheurs ne sont pas à l’abri des mesquineries de ces
gestionnaires tatillons qui veulent coûte que coûte faire des économies sur le
dos des contribuables, alors que personne ne leur demande rien.
Pris à la gorge et acculé dans ses derniers retranchements,
ce qui, il faut en convenir, est une position bien inconfortable, un certain
mois de janvier, cinq ans après, alors qu’il étudiait l’itinéraire de ses prochaines
vacances d’été avec un compas, notre génial chercheur fit une découverte
fondamentale : la France s’inscrivait (non, pas à l’ANPE !) dans
un hexagone (presque)
parfait !
Aussitôt, ses crédits furent doublés, il reçut la médaille
du travail, la médaille d’or des chercheurs, la médaille des chercheurs d’or,
l’Ordre National du Mérite, la promesse de la Légion d’Honneur et une prime de
rendement. Et, évidemment, sa découverte fut diffusée en long et en large dans
les revues scientifiques spécialisées. Et évidemment, on n’en entendit plus
parler.
Quelque temps après, un journaliste, anonyme comme beaucoup
d’autres, se trouvait de bon matin, vers dix heures et demi, dans la salle
d’attente de son docteur attitré et référent afin que ce digne praticien lui
préconise de l'aspirine pour soigner son mal de tête. En effet, il venait de passer
une bonne partie de la nuit à réfléchir afin de trouver un titre accrocheur à
l’article de sa vie qu’il venait de rédiger au cours des deux jours précédents.
Soudain, alors que, sans penser à mal, il feuilletait une de
ces revues périmées que nos médecins disposent gracieusement (dans les deux
sens du terme) pour transformer leurs malades en patients, ses yeux tombèrent
(à cause de la fatigue peut-être) sur un article consacré, le mot n’est pas
trop fort, à la géniale invention de notre génial chercheur.
Son esprit (!) commença alors à s’éveiller, ce qui était un
tour de force, et à peine un quart d’heure plus tard (le médecin dormait
toujours), une idée lumineuse jaillit de son cerveau en effervescence comme une
bombe volcanique surgit du magma en fusion: il tenait son titre: « Evénement sans précédent dans
l’Hexagone : un chien mordu par
un réverbère ! ».
Désormais la France n’existerait plus, l’Hexagone (avec un
« H » majuscule, cela s’entend) (cela se voit aussi !) venait
de la remplacer !
La
masse des médias, journalistes de la presse écrite et télévisuelle, plus
littéraires que scientifiques, pour ceux qui ont fait des études, s’empara de
la formule en faisant fi de la tournure trop matheuse du chercheur, en ne
conservant que l’essentiel: la France était un hexagone, peu importait qu’elle
ne fasse que s’y inscrire géométriquement parlant.
Quelle
découverte fabuleuse ! Les peuplades les plus éminentes, sinon remuantes,
du fait de leur position au sommet des six angles : Les Ch’tis au Nord,
les Bretons à l’Ouest, les Basques au Sud-Ouest, les Catalans au Sud, les
Provençaux-savoyards au Sud-est et les Alsaciens-Lorrains à l’Est, se
trouvaient enfin réunis en ligne directe par la magie de la géométrie. Pour le
reste, la masse informe des ethnies pacifiées, elle remplit toujours
anonymement l’aire du dit hexagone. Les Auvergnats, Berrichons, Champenois, Bourguignons, les
j’en-passe-et-des-meilleurs sont noyés dans l’oubli commun, comme les moutons
de Panurge le furent dans la mer. Et, pour donner vie à l’ensemble, juste au centre,
c’est-à-dire en haut et à droite comme il se doit, un cœur, d’où partent toutes
les artères et toutes les directives de toutes natures: politiques,
économiques, intellectuelles, sociales, culturelles, etc :
L’Ile-de-France.
(Là –j’ouvre une parenthèse pour ceux qui ne l’auraient pas
remarqué– il faut signaler une incongruité majeure dans le maintien absurde du
nom « France » dans la désignation de cette région on ne sait
par quel souci déplacé de traditionalisme. Ne devrions-nous pas dire plus
simplement : l’Ile-d’Hexagone ? Et au lieu d’appeler les
élus les « franciliens », il sonnerait bien mieux à l’oreille
de les nommer les « hexagoniliens ». Il me paraît impensable
qu’aucun de nos intellectuels, ou se disant tels, n’ait lancé cette nouveauté
qui tombe tellement sous le sens).
On pourrait aussi effacer le mot vulgaire de «France»
sur tous les monuments aux Morts de toutes les communes de ce pays et le
remplacer avantageusement par la glorieuse mention : « Morts pour
l’Hexagone ».
Et puis continuer cette vague dépurative en changeant toutes
les appellations non conformes : la Banque d’Hexagone, l’Institut
d’Hexagone, le Tour de l’Hexagone, Anatole Hexagone, Hexagone Gall, etc. Et on
devrait dire : « Les accords hexagono-russes, pareil pour les flans,
le match Hexagone-Allemagne... ».
Loin de moi de vouloir atténuer l’enthousiasme général,
mais, pour que l’étude soit exhaustive, il me faut cependant signaler quelques
petits problèmes dans cette idéalisation géométrique, lesquels, sans être
négligeables n’en ont pas été pour autant négligés.
L’Hexagone annexe purement et simplement: les îles
anglo-normandes (ce n’est que justice, depuis le temps qu’elles nous
narguaient en étant plus anglo que normandes !), un bon tiers de la Suisse
(ce qui est rentable !) et un bon morceau du nord de l’Italie (tout ne
peut être parfait !). Ces annexions ont été réalisées sans qu’aucune
goutte de sang, ni d’encre, n’ait été versée. Les pays concernés, ne s’étant
aperçu de rien, n’ont eu aucune réaction, même pas la plus petite réserve
diplomatique. Mais mieux vaut ne pas ébruiter l’affaire, on ne sait jamais.
Considérez donc ce paragraphe comme n’existant pas.
Euh...
pour être complet, il y a un autre petit problème : la Corse. Elle ne
s’inscrit pas dans l’Hexagone ! D’où la naissance d’un
« nationalisme » local visant à réparer cette injustice. Les nationalistes
veulent l’indépendance de la Corse, mais ils ne supportent pas qu’on leur coupe
ainsi l’herbe sous le pied, d’un trait de compas. Na !
Inutile de parler des départements d’outremer, rien n’a
changé pour eux. Ils conservent leur statut de « lieux-de-vacances-exotiques-où-l’on-parle-français »
pour quelques hexagoniliens privilégiés.
Ainsi, la simple trouvaille d’un éminent chercheur, relayée
par un non moins éminent journaliste, a permis de donner enfin un nom décent à
notre Nation (plus de liens avec ce Clovis envasé à Soissons avec ses Francs,
d’autant plus que nos sous portent dorénavant le doux nom d’euros !). Et
de réunifier par des liens directs nos extrémités et d’anschlusser sans douleur
quelques parties d’Etats voisins.
Voilà
qui flatte notre orgueil national, surtout parce que nous sommes les seuls à
avoir fait cette découverte. Les Grands-bretons ne se sont pas encore aperçus
qu’ils habitaient un triangle (ou une tête de vieillard en bonnet de
nuit !) ! Et les Italiens n’ont toujours pas remarqué que leur pays
ressemble à une botte ! Non, nous sommes les seuls à avoir été assez
astucieux pour débarrasser notre pays d’un nom ringard, usé par les siècles,
pour le baptiser du nom d’une figure géométrique moderne!
Alors, tous en chœur, avec les bien-pensants crions
allègrement : " Vive la Raie Publique, vive l’Hexagone !".
Quant à moi, pauvre provincial, plongé dans le con-glomérat
central qui n’a jamais si bien porté son nom, j’ai beau examiner la question
sous tous les angles en me retournant de tous les côtés, je n’arrive pas à me
sentir hexagonal, mais bien français. Bien que je sois un peu rond, mais malgré
tout aussi très carré, cette géométrie appliquée à ma France m’agace profondément
et ce joug pseudo-intellectuel imposé par la masse des médias parisiens me pese
lourdement.
Et je crains qu’au rythme où vont les affaires de ce pays,
nous habitions bientôt un pays nommé « Exsangue-one ».
Ainsi on veut nous faire accroire que nos aïeux auraient
œuvré paisiblement, ou guerroyé bravement, crée tant de choses dans tous les
domaines, scientifiques, techniques, artistiques, et autres, pendant deux mille
ans, voire plus, pour aboutir à une
Nation réduite à une figure géométrique
à six angles et six côtés, un hexagone ! Pauvres mânes bafoués !
Dieu merci, tous nos aïeux sont morts –d'une façon ou d'une
autre– pour notre belle France. Alors pour leur rendre hommage, moi je
défendrai son nom parce que je l’aime... comme elle était avant d'être
débaptisée ! Qui l'aime me suive !
et VIVE LA FRANCE !!!!
(Excusez-moi, ça m'a échappé !)
14 février 2008
UN TRAIN PAS COMME LES AUTRES
D’après TF1, informations de 13 heures.
C’est arrivé aujourd’hui, ce 23 février 2008, en
France.
Des voyageurs, sont installés tranquillement dans
leurs sièges dûment payés à la SNCF. Tout à coup, une meute de policiers
envahit le wagon et, sans ménagement, expulsent hommes, femmes, enceintes ou
non, et enfants de leurs sièges. Ils leur intiment l’ordre d’aller se chercher
une place ailleurs à moins qu’ils ne veuillent être débarqués du train manu
militari !
Que se passe-t-il ? Un virus détecté dans cette
partie du TGV ? Une émeute ? Est-on revenu aux siècles précédant
1789 ? S’agit-il d’une nouvelle et inattendue invasion des troupes
nazis ? On pourrait le croire au vu de la méthode employée !
Eh bien non. Cet évènement incroyable à notre époque
et dans notre Pays, a priori bien ancré dans une certaine démocratie, n’a été
déclenché que pour complaire à une princesse orientale. Celle-ci avait fait
louer pour une certaine date, qui n’était pas celle d’aujourd’hui, la totalité
d’un wagon pour loger sa noble personne et sa suite afin de se rendre aux
sports d’hiver. Rien d’anormal. Si ce n’est que cette richissime héritière, au
vu d’une météo favorable à ses évolutions alpestres, décida soudain que c’était
ce jour qu’il lui convenait de partir et pas un autre ! Sans en prévenir
la SNCF.
Et c’est pour lui complaire que des autorités
françaises (lesquelles ?) ont déclenché cette chasse aux voyageurs
lambdas !
En France ! Pays de la Liberté, de l’Égalité et de la
Fraternité ! Enfin théoriquement. Faire virer comme des malpropres de
paisibles voyageurs pour satisfaire un caprice d’une princesse des mille et un
millions, voire plus, voilà qui ne manque pas de nous surprendre.
Que sont devenus nos édiles pour bafouer à tel point le droit des citoyens
français ?
Sans doute ont-ils agit ainsi pour ne pas indisposer des clients potentiels arabes qui
ont signé, ou s’apprêtent à signer, de gros contrats de fournitures diverses.
Certes, vendre nos matériels aux étrangers est une
nécessité quasiment vitale.
Mais alors, jusqu’à quel niveau devrons-nous nous
avilir pour obtenir ces contrats ? Devrons-nous lécher les kroumirs, voire
plus si nécessaire, pour faire plaisir à nos industriels ?
La Constitution française, et plus grave encore,
l’âme des français sont-elles incluses dans les marchés ?
Si cela ne gêne ni les industriels ni les politiques
de notre Pays, les citoyens peuvent y trouver peut-être à redire !
Mais je doute que les émirs aient eu de telles exigences et que le comportement de nos brillants dirigeants ne procède que d’un excès de zèle qui ne peut que nous exaspérer… et faire sourire d’amusement et surtout de dédain nos acheteurs orientaux.
18 février 2008
NOBLESSE DE COUR
Le Président nous avait promis du changement !
Et il y en a ! Et de taille !
Je ne veux pas dire que le Président a changé de
taille, je veux dire que, pour une fois un élu du peuple, ou peu s’en faut,
tient parole.
Bon, la grève de la SNCF, de la RATP, d’EDF, de GDF,
les revendications des étudiants, tout ça, c’est la routine, que dis-je,
l’expression des mœurs françaises, et nous ne sommes pas près d’en changer.
Non, le changement le plus important à mes yeux
d’innocent, enfin jusqu’ à maintenant, a été obtenu en faisant descendre dans
la rue la Magistrature soi-même !
C’est plus qu’un changement, c’est une
révolution ! Manquait les piques avec les têtes de turc plantées dessus…
Quant à être sans culotte… La robe oui, mais pas au-delà…
Ainsi, voilà réunis sous les mêmes bannières, juges
et avocats, qui pour une fois ont fait cause commune ! Parce qu’on leur
enlève leur joie de vivre. Parce qu’on commet un crime de lèse-justice, bref,
parce qu’on les considère comme des citoyens de basse extraction : on leur
enlève le pain de la bouche. On les détrousse dirais-je, si toutefois j’osais
cette métaphore, et je m’en garde bien.
Ainsi, voilà une corporation qui a coutume de dire
où est le Bien et le Mal, qui est indépendante du Pouvoir, et on leur abîme
d’autorité leur échafaudage, leurs
infrastructures ?
Ainsi, voilà des personnages importants, chargés
d’appliquer les lois, de les créer au besoin par jurisprudence, lorsque
celles-là ont des trous, comme la Sécu (on appelle cela des « vides juridiques »),
de décider en « leur âme et conscience » de la peine à infliger, au
centime près, au nombre d’années de prison au mois près, aux prévenus pas
très avisés et on leur rétrécie leur emprise territoriale ?
Ainsi, voilà des notables dans la rue, comme le
vulgaire homme du même nom, portant pancartes, créant des perturbations,
invitant la populace à se révolter contre des décisions aussi iniques et
…injustifiées !
Que des personnes chargées de faire respecter les
lois manifestent pour qu’on ne les applique pas quand elles ne leur conviennent
pas, voilà ce qu’on peut appeler un changement !
Mais, ne nous y trompons pas, cette rébellion des
édiles magistraux ne vise en aucun cas à défendre leurs prérogatives, mais bien
à sauvegarder les avantages accordés jusqu’ici aux justiciables. Lesquels
étaient très contents jusqu’ici d’avoir des juges et des avocats sous la main,
si je peux me permettre ce raccourci. Ils pouvaient les contacter quand ils
voulaient, les fréquenter comme il leur convenait, avaient porte ouverte dans
les cabinets.
Maintenant, la plupart seront obligés de faire 50
kilomètres (chiffre arrondi, pour faire cour) pour se voir infliger leur
sentence et ainsi voir leur peine augmentée des frais de transport, ce qui est
pour la Magistrature tout à fait inconcevable. Surtout qu’il n’est pas
envisageable de les déduire des amendes infliqées. Quand même !
Ainsi, voilà notre noblesse de robe, qui loin de se
dérober, s’implique directement dans la défense des intérêts de la veuve et de
l’orphelin, des autres aussi, si affinités, en s’insurgeant contre la Loi.
Je crois que cela méritait bien d’être souligné.
Enfin,
je vous laisse seuls juges !
19 février 2008
LES AFFAIRES COURANTES
Voici une petite réflexion sur les ondes pour vous
mettre l'eau à la louche, pardon à la bouche.
A condition que vous
n’ayez pas la nausée lorsque vous naviguez, malgré vous, en eaux troubles.
Si on exclut les dessous
de table et les blanchiments d'argent sale, qui n'ont d'ailleurs jamais
existés dans notre propre Pays, les grosses affaires se traitent rarement
en liquide.
Et pourtant...
Il est courant qu'une
affaire qui flotte entre deux eaux ne puisse se terminer dans les temps et finisse dans le lac. A moins qu'on réussisse
à la repêcher avant, sa chute occasionne alors des remous et entraîne une perte
sèche de liquide. C'est ce qu'on appelle la fluctuation des cours.
La vie n'est pas toujours
un long fleuve tranquille pour les hommes d'affaires toujours affairés. Couler
leur(s) société(s) n’est pas leur principal souci ; en bons capitaines
d’industries, ils pensent surtout à se sortir sains et saufs d’un éventuel
naufrage. Dès qu'ils sentent venir
l'orage, il leur faut agir vite, mais
sans précipitation, pour éviter de plonger, c'est-à-dire garder la tête hors de
l'eau.. Ils doivent savoir nager et ne pas hésiter surtout à mouiller leurs
subordonnés. Car, pour espérer avoir un parachute en or lorsqu'ils sautent, il
leur faut ouvrir le parapluie en grand.
Quoique... ce n'est pas
toujours nécessaire; de bonnes relations et/ou une bonne couverture en haut
lieu font aussi bien l'affaire... dans les affaires.
Voir sombrer le bâtiment
chargé d’âmes tout en étant à l’abri du
danger leur donne le fier sentiment du devoir accompli.
C'est le secret des
affaires.
Chuttttt……… motus et
fluctuat nec mergitur.
Ite missa est !
Amen !
Comme quoi, les hommes
d'affaires ne perdent jamais leur latin, ni rien d'autre.
PORTRAITS DE FAMILLE
Voici quelques photos d'hommes d'affaire(s) connus. Inutile de les nommer, vous les connaissez tous.
27 février 2008
Visite impromptue
Aujourd’hui, grande nouvelle !
En effet, la ministre de l’économie a effectué une
opération « coup de poing » dans un centre commercial !
Cette opération avait été préparée dans le plus
grand secret, seules les media, avaient été avisées et cela, à peine 48
heures avant.
Ce fut donc avec une surprise totale qu’un
hypermarché de la région parisienne a vu débarquer madame la ministre entourée
de quelques uns de ses milliers de collaborateurs et de quelques dizaines de
journalistes venus là par hasard.
Et cette escouade a pu suivre la ministre faisant
ses emplettes comme la plus humble des ménagères de plus de quarante ans. Et de
faire lire la liste des courses à effectuer à un suivant, et de tendre le
produit à un autre, lequel le posera dans le caddie poussé par un autre autre
(la technique est parfaitement maîtrisée). Et de ponctuer chaque achat du ton
assuré de la personne qui connaît.
Un journaliste a dû poser une question au directeur
du magasin, qui se trouvait là, lui aussi par hasard, car il a répondu devant
les caméras : « Je ne suis pas venu ce matin pour changer les
étiquettes ! ». Les questions des journalistes sont parfois
insidieuses, à la limite du soupçon.
Mais la ministre, à l’issue de son coup de poing,
qu’on n’aurait pas cru aussi violent, a levé le doute en déclarant qu’elle
n’était pas venue pour accuser
quiconque, mais pour voir si les augmentations trouvées sur le tas étaient
conformes à celles annoncées par un magazine de consommateurs
Ainsi cette ministre s’est dérangée avec toute sa suite,
non pas pour constater si les prix s’étaient envolés, mais seulement pour
contrôler si le magazine n’avait pas
exagéré l’augmentation des produits cités dans ses pages !
Et devinez… ils avaient osé !
On ne peut évidemment pas soupçonner la direction de
l’établissement visité d’avoir modifié les étiquettes des produits
incriminés, même si elle avait eu vent d’une visite aussi inopinée
qu’imprévue… cela ne se fait pas !
On s’attend donc à ce que ce soit la direction du
magazine de défense des consommateurs qui se fasse rappeler à l’ordre et,
pourquoi pas, se voit condamnée au
remboursement des frais découlant de cette sortie ministérielle.
Voilà une magnifique opération coup de poing
rondement menée et dont le citoyen doit se réjouir. Car, nul ne peut en douter,
le pouvoir d’achat qui va s’ensuivre grimpera dans des proportions jamais vues.
Par son efficacité, cette action d’éclat conservera
certainement une place dans les annales de la République.
Alléluia !
PS: reste une question: qui a profité des produits achetés et payés par nous ?
08 mars 2008
BANQUE !
Que se passe-t-il,
s’interrogent les gens qui s’agglutinent, appâtés par la promesse d’une belle
tragédie, qui leur permettra de dire à leur petits enfants : « J’y
étais ! ».
Cela se passe devant la
succursale de la banque X (je ne cite personne à cause des représailles
possibles). Alors quoi ? Un holedup ? Avec prise d’otages au
moins ? Ya des morts ? Plusieurs personnes ont entendu des coups de
feu. L’une d’elle stipule le nombre exact : 62 ! Au bout de quelques
heures de cafouillage intense, on finit par savoir à peu près ce qui s’est
passé : un client a tiré –à bout portant- un chèque sur un compte insuffisamment
approvisionné ! Un énorme chèque d’un montant de vingt-deux euros, alors
que son compte n’en disposait que de
vingt et un !
Le quidam a été emmené pieds
et poings liés au violon, tabassé en proportion inverse du vol qu’il a failli
commettre, mis au banc des accusés, puis au ban de la société, emprisonné et
condamné à une forte amende. Disons que j’exagère un tantinet, mais si peu…
La Banque ne supporte pas
qu’un individu, surtout s’il est pauvre, lui fasse tort, même involontairement,
d’un centime. Un centime de dol, c’est très grave. Alors un euro ! Cela
met en danger l’équilibre financier de l’Institution. Des forfaits semblables
la mettent dans un état fébrile, frôlant la crise de nerfs.
Essayez pour voir !
En revanche, quelques
milliards, c’est de la roupie de sansonnet, une goutte d’eau dans l’océan. Un
trou qui se bouche d’un geste auguste du semeur de manne. Lequel peut être
l’Etat… et l’Etat, c’est nous, vous avez déjà payé quelques milliards pour les
errances d’une certaine banque au lion (je ne cite personne par peur de faire
de la publicité). Ce peut- être aussi les petits camarades banquiers qui se
soutiennent volontiers, sachant que les petites mésaventures de ce genre
arrivent à tout un chacun à un moment, voire à un autre. Entre petites gens de bonne
compagnie, on peut toujours s’entendre… sur le dos de qui vous savez.
Circulez, il n’y a rien à
voir !
Et sachez que votre argent
est bien gardé.
« Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. »…mais c’était il y a bien longtemps… au temps de la Monarchie…
Bien avant que l’on ait institué une République de
Liberté, Egalité, Fraternité
09 mars 2008
Pax
La paix est proche au Moyen-Orient !



